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 Contes et fables

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MessageSujet: Contes et fables   Jeu 12 Aoû 2010 - 13:51

LES RICHESSES QUE DIEU DONNE À L'HOMME


Un homme, mécontent de son sort, se plaignait de Dieu : – Le bon Dieu, disait-il, envoie aux autres des richesses, et à moi ne me donne rien ! Comment puis-je débuter dans la vie, ne possédant rien ?

Un vieillard entendit ces paroles et lui dit :

— Es-tu aussi pauvre que tu crois ? Dieu ne t’a-t-il pas donné la jeunesse et la santé ?

— Je ne dis pas non, et je puis être fier de ma force et de ma jeunesse.

Le vieillard prit alors la main droite de l’homme et lui demanda :

— Voudrais-tu te laisser couper cette main pour mille roubles ?


— Non, je ne le voudrais certes pas !

— Et la main gauche ?

— Celle-là non plus !

— Et consentirais-tu à devenir aveugle pour dix mille roubles ?

— Que Dieu m’en préserve ! je ne voudrais pas donner un œil pour la plus forte somme !

— Vois, ajouta le vieillard, quelles richesses Dieu te donne, et cependant tu te plains !



Contes et fables
Léon Tolstoï

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MessageSujet: Re: Contes et fables   Jeu 12 Aoû 2010 - 13:56




LE LOUP ET L’ÉCUREUIL
FABLE



L’écureuil sautant d’une branche à l’autre tomba un jour sur un loup endormi.

Le loup le saisit et voulut le dévorer.

L’écureuil le supplia de l’épargner.

— C’est bien, dit le loup, je t’épargnerai, mais à la condition que tu me diras pourquoi vous êtes, vous, écureuils, toujours si gais. Moi, je m’ennuie toujours, tandis que vous, je vous vois jouer et sautiller sans cesse.

L’écureuil répondit :

— J’ai peur de toi, je n’ose parler; laisse-moi sauter sur la branche, et je te le dirai.

Le loup le lâcha.


L’écureuil sauta sur l’arbre, et, de là, lui dit :

— Tu t’ennuies toujours, parce que tu es méchant, la cruauté dessèche le cœur. Nous, nous sommes gais parce que nous sommes bons, et que nous ne faisons de mal à personne.


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Léon Tolstoï
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MessageSujet: Re: Contes et fables   Jeu 12 Aoû 2010 - 14:10




LE FRÈRE DU TZAR
CONTES


Un tzar se promenait dans la rue; un mendiant l’accosta en lui demandant l’aumône.

Le tzar ne lui donna rien.

— Tzar, lui dit alors le mendiant, tu as sans doute oublié que Dieu est notre père à tous; nous sommes tous frères, et nous devons tout partager.

À ces mots, le tzar s’arrêta :

— Tu dis la vérité, s’écria-t-il, nous sommes frères, et il faut que nous partagions.

Il lui donna une pièce d’or. Le pauvre prit la pièce d’or et dit : Tu me donnes bien peu! Est-ce ainsi que l'on partage entre frères ? Il faut partager d’une façon plus égale. Tu possèdes plus d’un million de pièces, et tu ne m’en as donné qu’une.

— C’est vrai! dit le tzar, j’ai plus d’un million de pièces, et je ne t’en ai donné qu’une; mais j’ai autant de frères que d’argent !


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Léon Tolstoï
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MessageSujet: Re: Contes et fables   Jeu 12 Aoû 2010 - 14:27




La Petite Fille et les allumettes



Comme il faisait froid ! la neige tombait et la nuit n’était pas loin ; c’était le dernier soir de l’année, la veille du jour de l’an. Au milieu de ce froid et de cette obscurité, une pauvre petite fille passa dans la rue, la tête et les pieds nus. Elle avait, il est vrai, des pantoufles en quittant la maison, mais elles ne lui avaient pas servi longtemps : c’étaient de grandes pantoufles que sa mère avait déjà usées, si grandes que la petite les perdit en se pressant de traverser la rue entre deux voitures. L’une fut réellement perdue ; quant à l’autre, un gamin l’emporta avec l’intention d’en faire un berceau pour son petit enfant, quand le ciel lui en donnerait un.

La petite fille cheminait avec ses petits pieds nus, qui étaient rouges et bleus de froid ; elle avait dans son vieux tablier une grande quantité d’allumettes, et elle portait à la main un paquet. C’était pour elle une mauvaise journée ; pas d’acheteurs, donc pas le moindre sou. Elle avait bien faim et bien froid, bien misérable mine. Pauvre petite ! Les flocons de neige tombaient dans ses longs cheveux blonds, si gentiment bouclés autour de son cou ; mais songeait-elle seulement à ses cheveux bouclés? Les lumières brillaient aux fenêtres, le fumet des rôtis s’exhalait dans la rue ; c’était la veille du jour de l’an : voilà à quoi elle songeait.

Elle s’assit et s’affaissa sur elle-même dans un coin, entre deux maisons. Le froid la saisit de plus en plus, mais elle n’osait pas retourner chez elle : elle rapportait ses allumettes, et pas la* plus petite pièce de monnaie. Son père la battrait ; et, du reste, chez elle, est-ce qu’il ne faisait pas froid aussi? Ils logeaient sous le toit, et le vent soufflait au travers, quoique les plus grandes fentes eussent été bouchées avec de la paille et des chiffons. Ses petites mains étaient presque mortes de froid. Hélas ! qu’une petite allumette leur ferait du bien ! Si elle osait en tirer une seule du paquet, la frotter sur le mur et réchauffer ses doigts ! Elle en tira une : ritch ! comme elle éclata ! comme elle brûla ! C’était une flamme chaude et claire comme une petite chandelle, quand elle la couvrit de sa main. Quelle lumière bizarre ! Il semblait à la petite fille qu’elle était assise devant un grand poêle de fer orné de boules et surmonté d’un couvercle en cuivre luisant.

Le feu y brûlait si magnifique, il chauffait si bien ! Mais qu’y a-t-il donc ! La petite étendait déjà ses pieds pour les chauffer aussi ; la flamme s’éteignit, le poêle disparut : elle était assise, un petit bout de l’allumette brûlée à la main.
Elle en frotta une seconde, qui brûla, qui brilla, et, là où la lueur tomba sur le mur, il devint transparent comme une gaze. La petite pouvait voir jusque dans une chambre où la table était couverte d’une nappe blanche, éblouissante de fines porcelaines, et sur laquelle une oie rôtie, farcie de pruneaux et de pommes, fumait avec un parfum délicieux. Ô surprise ! ô bonheur ! Tout à coup l’oie sauta de son plat et roula sur le plancher, la fourchette et le couteau dans le dos, jusqu’à la pauvre fille. L’allumette s’éteignit : elle n’avait devant elle que le mur épais et froid.

En voilà une troisième allumée. Aussitôt elle se vit assise sous un magnifique arbre de Noël ; il était plus riche et plus grand encore que celui qu’elle avait vu, à la Noël dernière, à travers la porte vitrée, chez le riche marchand. Mille chandelles brûlaient sur les branches vertes, et des images de toutes couleurs, comme celles qui ornent les fenêtres des magasins, semblaient lui sourire. La petite éleva les deux mains : l’allumette s’éteignit ; toutes les chandelles de Noël montaient, montaient, et elle s’aperçut alors que ce n’était que les étoiles. Une d’elle tomba et traça une longue raie de feu dans le ciel.

« C’est quelqu’un qui meurt, » se dit la petite ; car sa vieille grand’mère, qui seule avait été bonne pour elle, mais qui n’était plus, lui répétait souvent : « Lorsqu’une étoile tombe, c’est qu’une âme monte à Dieu. »

Elle frotta encore une allumette sur le mur : il se fit une grande lumière au milieu de laquelle était la grand’mère debout, avec un air si doux, si radieux !

« Grand’mère s’écria la petite, emmène-moi. Lorsque l’allumette s’éteindra, je sais que tu n’y seras plus. Tu disparaîtras comme le poêle de fer, comme l’oie rôtie, comme le bel arbre de Noël. »

Elle frotta promptement le reste du paquet, car elle tenait à garder sa grand’mère, et les allumettes répandirent un éclat plus vif que celui du jour. Jamais la grand’mère n’avait été si grande ni si belle. Elle prit la petite fille sur son bras, et toutes les deux s’envolèrent joyeuses au milieu de ce rayonnement, si haut, si haut, qu’il n’y avait plus ni froid, ni faim, ni angoisse ; elles étaient chez Dieu.

Mais dans le coin, entre les deux maisons, était assise, quand vint la froide matinée, la petite fille, les joues toutes rouges, le sourire sur la bouche…. morte, morte de froid, le dernier soir de l’année. Le jour de l’an se leva sur le petit cadavre assis là avec les allumettes, dont un paquet avait été presque tout brûlé. « Elle a voulu se chauffer ! » dit quelqu’un. Tout le monde ignora les belles choses qu’elle avait vues, et au milieu de quelle splendeur elle était entrée avec sa vieille grand’mère dans la nouvelle année.


Hans Christian Andersen
Contes d’Andersen
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